Les tribunes d’expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Date : 1er juillet 2018

EXPRESSION DES ÉLUS DE GAUCHE

LE BILAN ÉNERGÉTIQUE DE LA VILLE MARQUE UNE STAGNATION :
trois années de perdues et manipulation des chiffres inacceptable

Les consommations énergétiques de la ville stagnent depuis trois ans. Ces résultats sont directement imputables à l’arrêt des investissements réalisés au cours de la précédente mandature qui avait engagé une politique visant à la baisse de 20 % des consommations d’énergie et des émissions de CO2. On se souviendra du remplacement de l’éclairage public, du bâtiment à énergie positive abritant le centre technique municipal, de la rénovation du centre culturel avec sa chaufferie bois du renouvellement du parc auto et des vélos électriques. Ce n’était qu’un début. Mais depuis 2015, aucun progrès notable. Après deux ans sans bilan, la municipalité explique que c’est sa gestion rigoureuse qui permet des résultats tout en omettant de signaler que l’historique des consommations a été réécrit. Avec une communication trompeuse imputant une charge 160 000 € pour l’année 2013, elle peut ainsi se vanter que les coûts ont diminué depuis son arrivée. Le compte administratif 2013, élaboré par les agents des finances et voté par les conseillers municipaux, dont le maire actuel et l’adjointe aux finances, confirme cette manipulation inacceptable des chiffres.

Côté production en énergie renouvelable
L’objectif de production de 23 % d’énergie renouvelable, inscrit à la convention des maires, est aussi négligé par la municipalité. L’utilisation de notre production d’énergie bois est jugée trop contraignante. C’est une erreur fondamentale car cette production est garante pour l’avenir d’une émancipation vis-à-vis des spéculations sur les cours des énergies importées.

Côté bâtiments énergivores
Le remplacement tardif de la chaufferie de la piscine est indispensable.
Mais pourquoi ne pas y adjoindre une production d’énergie renouvelable ? De même, les bâtiments de la mairie mériteraient une action de reconversion de l’énergie.
Tout comme les établissements sociaux qui n’ont pas été pris en compte.

Côté consommation des ménages
Le point faible de notre territoire est sans doute la croissance des consommations électriques des ménages. De nombreuses municipalités prennent des initiatives en matière de production photovoltaïque (par exemple, des toitures mises à disposition de projets citoyens). À Cesson- Sévigné, il n’en est rien.

Côté fleurissement
6000 € rien que pour l’arrosage des jardins à la française du manoir de Bourgchevreuil. La récupération d’eau pluviale ou des rejets de la piscine pourraient minorer ce coût, tout en contribuant au fleurissement de la ville.

LES TARIFS MUNICIPAUX : FAIRE PAYER TOUJOURS PLUS LES USAGERS
Depuis 2014, la municipalité augmente ses tarifs de + 3 %, + 2 %, + 2,2 %, +1,8 %, taux bien supérieurs au niveau de l’inflation. Pourtant, son budget 2018 est établi sur la base de recettes de taxes locales calculées sur l’augmentation des bases de 1,24 %. Se référer à ce taux aurait été plus raisonnable. Aucun bilan ne vient justifier ces augmentations, activité par activité. Les arts plastiques ou les services funéraires sont particulièrement ciblés.
Nous nous interrogeons aussi sur l’efficacité à créer des grilles à multiples tarifs. Dans de nombreux cas, les coûts de gestion sont souvent plus élevés que les recettes. N’y aurait-il pas des formules plus souples et plus simples à trouver comme le font d’autres collectivités ?

TAP maternels payant : non respect des engagements envers les parents
Après consultation, les parents ont clairement affirmé leur souhait de maintenir la semaine des 4,5 jours respectant la chronobiologie de l’enfant et laissant place à la découverte d’activités culturelles, sportives, éducatives sans discrimination de moyens. Pour la rentrée, le Maire s’était engagé auprès des parents à maintenir la gratuité des TAP tant que le concours de l’État était maintenu. Nous apprenons aujourd’hui qu’il ne respecte pas ses engagements en faisant payer les TAP maternels.
Nous vous donnons rendez-vous en septembre sur ce sujet en lien avec les fédérations de parents et la CAF.


C.Anneix, S Marie-Scipion, C. Gérard, C. David, A. Thomas, A. Séveno
Contact : groupe.elu-e-s.gauche@ville-cesson-sevigne.fr

EXPRESSION DE LA MAJORITÉ

19 % DE CONSOMMATIONS ÉNERGÉTIQUES EN MOINS
L’opposition croit-elle vraiment ses mensonges ?

Des consommations qui stagnent ? : Une baisse de 19 % par rapport à 2013 avec 2 555 m² de bâtiments en plus et 1 086 613 € d’économies depuis 2014.
L’éclairage public rénové ? : Oui mais en oubliant que son principal objectif est d’éclairer… et c’est là que les choix de la précédente mandature sont très discutables (au-delà du montage économiquement désastreux du PPP).
Comment en 2012, était-il encore possible d’ignorer la révolution que représentait l’arrivée des LED sur le marché ? (80 % d’économie minimum). Le choix du PPP a figé pour 12 ans une solution techniquement dépassée.
Depuis 2014, de très nombreuses améliorations (parkings piscine, collège, lycée…) ont dû être apportées pour corriger une reconstruction qui n’assurait pas suffisamment la sécurité des habitants.
La chaufferie bois du centre culturel ? : En panne près de 50 % du temps, elle nous oblige à fonctionner avec la chaudière gaz de secours. Où sont passés les 3,5 M€ de la rénovation ?
Le renouvellement du parc auto ? : une seule voiture électrique avait été achetée !
Un bilan 2013 réécrit au prétexte qu’il ne serait pas conforme au compte administratif ? : Le compte administratif est arrêté et voté en mars alors que les dernières factures arrivent en mai ! Pour la rédaction du bilan énergétique de la Ville, nous appliquons la seule méthode possible : les relevés des index de consommation et la comptabilisation des factures.
Energie renouvelable, oui mais sans dogmatisme : l’exemple de la salle Paul Janson est emblématique de l’action de nos prédécesseurs, un bâtiment énergivore classé « D » ! par l’ALEC en 2014 avec des choix techniques désastreux : Absence d’éclairage LED mais à la place 400 tubes fluo compactes consommant 80 watts chacun (soit 32 000 watts pour l’éclairage) et chauffant la salle 365 jours par an.
Des besoins non maîtrisés : la durée de chauffage supérieure de 70 % aux besoins, une installation eau chaude sanitaire 10 fois sur dimensionnée avec 2 ballons de 1 000 litres chauffés en théorie par des panneaux solaires mais en réalité par une chaudière au gaz…
Travaux piscine : adjoindre une production d’énergie renouvelable pour la production d’eau chaude conduirait à multiplier le prix du projet par 5 ! avec la construction d’un bâtiment pour le stockage du bois. La livraison, en plein centre-ville, de semi-remorques n’est pas très souhaitable et enfin le manque de fiabilité des chaufferies bois nous pose problème.
Consommation électriques des ménages en hausse ? : -7 % depuis 2011
Des consommations d’eau en hausse ? : Baisse de 14 840 € en 2017 par rapport à 2013.

Les tarifs municipaux
Pour 2018/2019 le taux d’actualisation des tarifs est de 1,8 %, calqué sur la hausse de la masse salariale prévue au budget 2018 car l’essentiel du coût des services payants proposés à la population provient des frais de personnel. L’inflation française est quant à elle estimée à 1,6 % sur 1 an.
En ce qui concerne les tarifs du cimetière ils augmentent strictement des 1,8 %. Entre 2009 et 2013 les taux directeurs appliqués par l’ancienne majorité ont été de 1,2 % à 3 %.
Pour la Culture une augmentation de 1,8 % comme les autres tarifs a été appliquée. L’opposition entre 2009 et 2013 avait augmenté la musique, la danse et l’art plastique en moyenne de 2,1 % par an alors que l’inflation n’était que de 1,3 % .
L’art plastique (avec les fournitures comprises) a augmenté de 2,5 % pour corriger une incohérence par rapport à la danse. Par contre, comme l’an passé, l’atelier Musique n’augmente pas.

Organisation des temps scolaires et périscolaires
L’information complète et détaillée vous sera donnée dans le dossier de septembre.

Yannick Gaborieau, adjoint chargé du développement durable, du cadre de vie et de la voirie
Françoise Gobaille, adjointe chargée des finances et du budget
Annie Lecué, adjointe chargée de la Culture
Béatrice Legault, adjointe chargée de la petite enfance, vie scolaire, jeunesse et famille.