Les tribunes d’expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Date : 1er mars 2019

EXPRESSION DES ÉLUS DE GAUCHE

BUDGET 2018 : 47% DE RÉALISÉS POUR LES INVESTISSEMENTS
C’est récurrent. Depuis plusieurs années, le bilan montre que les dépenses d’investissement sont très éloignées de ce qui avait été prévu par la majorité dans son budget primitif.

PIRE ENCORE POUR LES OPÉRATIONS STRUCTURANTES DU MANDAT : 25 %
– Nous l’admettons, des retards sont toujours possibles et les 100 % sont rarement atteints (75 % sont des seuils acceptables, généralement atteints). Cependant, en deçà de 50 % voire 25 %, c’est inquiétant.
– Par exemples : la réhabilitation de la piscine 7,07 %, de l’espace sportif Beausoleil 14,19 %, la restructuration de l’école Bourgchevreuil 15,3 %, l’aménagement de la ZAC multi-site 0,76 %.
– Notons, aucun début de réalisation pour ces 4 projets, donc pas de factures en retard.
– Pourquoi cette incapacité à réaliser ?
– Pourquoi solliciter l’impôt des citoyens pour des dépenses qui ne se réalisent pas ?
– Dans ces conditions, le budget prévisionnel est-il sincère ?
Pour 2019, la municipalité inscrit 10 M€ d’investissements.
Réussira-t-elle à atteindre les objectifs de son prévisionnel ? Rien n’est moins sûr. L’adjointe aux finances l’a admis en Conseil municipal. Rendez-vous dans un an pour vérifier la sincérité de son budget.

DEUX DOSSIERS SANS PROJET : la rénovation de la piscine et celle de la salle Beausoleil
Ils sont en gestation depuis cinq ans. Ils sont nécessaires ; nous les demandons chaque année.
À l’ordre du jour du conseil municipal 30 janvier 2019, ces deux dossiers sont soumis au vote, mais surprise, sans aucune présentation du contenu des travaux proposés.
Le groupe d’opposition n’a pas pris part au vote de la rénovation de la piscine évaluée à 2,6 millions d’euros ainsi que pour la rénovation de la salle Beausoleil évaluée 1,8 million d’euros.
Voter des engagements de dépenses aussi conséquents sans connaître le contenu des projets ne nous paraît pas respectueux du fonctionnement du conseil municipal.

NON RESPECT DE CONVENTION ET REFUS DE SOLIDARITÉS.
L’école maternelle Bourgchevreuil accueille une classe de 8 enfants atteints de Troubles du Spectre de l’Autisme. La convention établie entre la ville, le centre hospitalier Guillaume Régnier et l’Éducation Nationale prévoit que ces enfants prendront leurs repas dans l’école maternelle au tarif des enfants cessonnais.
La commune applique pourtant le tarif maximal réservé aux enfants non-cessonnais. Malgré le courrier adressé au Maire par la 1ère vice-présidente du conseil départemental, le tarif fort est maintenu pour ces familles qui n’ont pas le choix de scolariser leur enfant dans une classe spécialisée.
Le Maire doit respecter ses engagements. Solidarités et bienveillance envers ces familles nous concernent TOUS.

RENDEZ-VOUS ET PERMANENCES
Salle du Pressoir, de 11h00-12h00, les samedis 9 mars Claudine David, 16 mars Sylvie Marie Scipion, 23 Alain Thomas, 30 mars Annie Séveno.
Permanence intercommunalité, Espace citoyen, le mardi 26 mars de 18h00-19h00, Alain Thomas.

EXPRESSION DE LA MAJORITÉ

LE RESPECT

Dans le numéro de Février 2019 du CIM, l’opposition explique comment elle choisit les thèmes de sa page d’expression politique, rédige son article et le publie dans le magazine municipal. La majorité travaille sur des bases similaires.
Les expressions politiques sont soumises au règlement intérieur du Conseil Municipal et à la charte graphique du magazine municipal, qui inclut les bas et les hauts de pages, les marges, le format et la couleur des titres, le choix des polices de caractère qui est préprogrammé dans le logiciel de Publication Assistée par Ordinateur (PAO).
Ce cadre laisse une grande liberté pour développer des arguments avec du texte, des tableaux, des photos, des plans, voire des pictogrammes.
L’opposition indique qu’elle n’aurait pas le droit d’utiliser les pictogrammes de son choix. Il n’en n’est rien : La production de pictogrammes est un travail qui permet à des artistes de vendre leur production numérique quelques euros sur des sites internet. La majorité respecte ce droit de propriété et la création artistique et a simplement demandé que l’opposition apporte la preuve que son utilisation des éléments graphiques était en conformité avec le droit de licence et qu’en conséquence, aucune personne n’était spoliée de ses revenus. L’opposition n’a pas été en mesure de fournir les justificatifs demandés.
L’opposition argue que la « loi » interdirait à la majorité de traiter du même thème ou d’apporter des éléments complémentaires ou contradictoires dans le même numéro.
On ne trouve pas ce type d’interdit dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Le journal Officiel de l’Assemblée dans une fiche du 19.6.2006 examinant ce sujet, répond par l’affirmative à la question : « est-il possible à la majorité de répondre directement dans le même numéro à la tribune offerte à la minorité ? »
Enfin, l’opposition nous a demandé un rectificatif en Conseil Municipal en lien avec l’expression politique du CIM de Décembre 2018. Dans son article, l’opposition critique la majorité sur la coopération décentralisée avec Dankassari, et évoque « un déploiement d’arguments hostiles extraits de textes du 17ème siècle ou puisés de Wikipédia relatant des théories très contestables sur
l’expansion démographique en Afrique ». À mots couverts, on nous traite de néo-colonialistes, voire de racistes.
C’est inacceptable et en conséquence, nous avons donc répondu à la conseillère d’opposition qui s’est exprimée durant le conseil municipal du 17 octobre 2018.
Notre page débutait par « Mais où la rédactrice de la page de l’opposition va-t-elle chercher ses allégations ? » : c’est une erreur technique que nous avons reconnue en Conseil. Nous devions répondre à la page de l’opposition signée de tous les conseillers d’opposition et en conséquence nous aurions dû écrire « Mais où l’opposition va t-elle chercher ses allégations ? ». Voilà qui est corrigé.
Malgré ces critiques sur l’égalité de traitement, la majorité s’enorgueillit de n’avoir jamais modifié un article de l’opposition. On est bien loin des méthodes de la Gauche lors du mandat précédent où l’opposition, nous à l’époque, étions convoqués dans le bureau du Maire pour modifier nos articles, voyions la page de l’opposition annotée par le Maire, des articles purement et simplement supprimés de la publication. Notre accueil des Cessonnais devait se faire à la Touche Ablin, très loin du centre ville alors que la majorité actuelle met à disposition de l’opposition
la salle du pressoir, tous les samedis. Les efforts de la majorité pour favoriser le débat démocratique et donc laisser une place à l’opposition, sont réels. Ces espaces de liberté ne doivent pas être détournés pour offenser, provoquer, diffamer, ou simplement propager des contre-vérités.
Dans le cas contraire, il est légitime que la majorité réagisse.


Christophe LOTZ, Adjoint à la vie citoyenne, à la communication, aux nouvelles technologies

La classe Hisse et Ho est hébergée depuis 2014 au sein de l’école Bourgchevreuil, aucun des enfants n’est cessonnais.
Nous avons dans un premier temps appliqué les tarifs cessonnais en demandant aux communes de résidence des enfants de régler le différentiel.
Aucune n’a accepté de participer, de ce fait nous appliquons le tarif non cessonnais.
En effet compte tenu des problèmes de dotations, il nous apparaît normal que dans un souci de responsabilité, d’engagement et de bienveillance chaque commune participe à l’intégration de ses enfants porteurs de handicap dans notre société et plus particulièrement au sein de l’école Bourgchevreuil.


Béatrice LEGAULT, Adjointe à la petite enfance, vie scolaire, jeunesse et famille