Les tribunes d’expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Date : 1er juillet 2019

EXPRESSION DES ÉLUS DE GAUCHE

VOTE DU PLAN CLIMAT-AIR-ÉNERGIE
un acte fort du dernier conseil métropolitain
Invité au conseil Rennes Métropole, Jean JOUZEL, climatologue et membre du collectif CLIMAT 2020 explique qu’il y a urgence « les températures vont augmenter de 4 à 5° C d’ici la fin du siècle en France ».

Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET)
Ce plan engage la métropole dans la trajectoire nationale de neutralité Carbone en visant une division par deux des émissions de gaz à effet de serre par habitant et de permettre aux habitants, et en particulier les plus fragiles, de bénéficier d’un cadre de vie qui contribue à leur santé et à leur bien être, d’ici 2030.
Rennes Métropole avait déjà anticipé : Plan de Déplacement Urbain, Plan Local de l’Habitat et la prévention des déchets en sont de parfaites illustrations comme la volonté de produire des énergies renouvelables grâce à la filière bois-énergie, le parc photovoltaïque ou l’unité de méthanisation. La transition énergétique doit être au coeur du modèle de développement économique et d’innovation.
Avec 28 chantiers opérationnels avec objectifs de réussite, Rennes Métropole se donne les moyens du suivi tout en renforçant la gouvernance : comité de pilotage interne et deux instances participatives, une gouvernance ouverte dénommée Conférence Locale du Climat et un Comité d’Orientation Stratégique.
Avec l’appui des services de la Métropole, les communes sont, elles aussi, engagées à mobiliser leurs habitants et les acteurs locaux. Chacune sera invitée à candidater à un défi Energie Communes en partenariat avec l’ALEC.
À nous citoyens, acteurs institutionnels et économiques de fortement s’impliquer. Nous avons pleinement conscience de l’urgence.

LE CONSEIL MÉTROPOLITAIN SOUTIENT L’APPEL POUR UN PACTE FINANCE-CLIMAT EUROPÉEN

MAUVAIS SIGNAL ÉCOLOGIQUE
Les travaux importants de rénovation de la piscine n’intègrent aucune énergie renouvelable et abandonnent le projet de mini réseau de chaleur pour les équipements publics du centre ville : mairie, mairie annexe, centre culturel, centre de loisirs, collège.

TARIFS MUNICIPAUX À LA HAUSSE
Avec une moyenne de + 1,9 % (au dessus de l’inflation), les tarifs connaîtront des hausses importantes + 15,4 % pour l’accès au bassin sportif de la piscine, + 2,9 % pour l’athlétisme, + 2,5 % pour le golf. Le repas à 1 € pour la tranche la plus faible que nous avions mis en place connaît lui aussi une augmentation. Une moyenne de + 2% d’augmentation des tarifs chaque année, depuis 2014, correspond à l’équivalent d’un point d’impôt d’augmentation par an.

Un bel été à toutes et tous !
Rendez vous en septembre.

EXPRESSION DE LA MAJORITÉ

CESSON-SÉVIGNÉ ÉCONOMIQUEMENT SPORT

Nous parlons très souvent du sport en termes de résultats, d’intégration et de sociabilisation, mais beaucoup plus rarement en termes d’emploi, de développement économique et de retombées financières pour les collectivités.
En 2016 le sport et la pratique sportive représentaient plus de 2 % du PIB de nombreux pays développés.
Qu’en est-il pour Cesson-Sévigné ?
Aujourd’hui, les acteurs publics locaux cherchent de plus en plus à construire une identité propre à leur territoire.
Certains mettent ainsi en avant un atout ou un savoir-faire spécifique : l’industrie, la recherche technologique, l’image et le multimédia… Les secteurs potentiels sur lesquels fonder cette stratégie de communication sont donc très vastes. Le sport au sens large constitue aujourd’hui l’un d’entre eux.
Nos investissements et notre savoir-faire sont également importants car reconnus par les Fédérations Nationales et Internationales qui nous confient l’organisation ou la co-organisation d’évènements comme la Coupe du Monde féminine de la FIFA ou le Championnat de France minime de Handball UNSS.
Dans les deux cas, les retombées financières et médiatiques sont substantielles pour la ville et son économie locale. Le Championnat de France, par exemple, a engendré 1 500 nuitées dans le réseau hôtelier en trois jours sans compter la restauration et les transports en commun. En ce qui concerne la Coupe du Monde, les aides directes et indirectes des instances sont d’environ 40 000 euros pour la Ville.
Les activités municipales liées à la pratique sportive représentent près d’un million et demi d’euros de revenus pour notre Ville entre la piscine, le golf, la rivière sportive et les écoles de sport. Le reste à charge pour la Mairie est couvert par nos impôts.
Plus largement, les investissements réalisés par notre commune dans des infrastructures de qualité aux dernières normes écologiques et le soutien au monde associatif (sportif, culturel, de l’enseignement, social…) permettent d’accroître l’attractivité de Cesson-Sévigné et contribuent pleinement à la qualité de vie des Cessonnais.
Dernier point et non des moindres, les emplois qu’elle génère, qu’ils soient salariés associatifs et municipaux, se comptent par dizaines.

POURQUOI NOTRE CHOIX D’UNE CHAUDIÈRE AU GAZ POUR LA PISCINE ?
C’était l’option la plus fiable dans l’état actuel des réalisations techniques dans le domaine.
Les retours d’expériences dont nous avons eu connaissance au sujet de la chaudière à bois de la piscine de Chartes de Bretagne nous ont montré la fiabilité insuffisante de ces chaudières. D’évidence, avec une chaudière de ce type, nous aurions dû en installer une autre au gaz pour pallier les indisponibilités qui surviendraient immanquablement.
En outre, le site n’offrant pas la place nécessaire pour construire le silo de stockage du bois ; les nuisances pour les riverains de fumées estimées aujourd‘hui toxiques ; les livraisons de semi-remorques de bois toutes les semaines en centre-ville et le coût cinq fois plus élevé pour une chaudière à bois, nous ont conduit au choix pragmatique d’une chaudière au gaz.
Les 400 000 € de différence, nous les investissons dans la qualité et l’efficacité du bâtiment et de ses installations. La chaleur produite ne sera plus perdue mais récupérée, les eaux n’étant plus évacuées à 28°, mais froides. À l’avenir, nous privilégierons le gaz d’origine renouvelable (obtenu par méthanisation) dès que ces produits seront disponibles pour les marchés publics.

Je vous souhaite à toutes et tous un très bel été et espère vous retrouver nombreux au forum des associations le 7 septembre prochain.


Jean-Pierre SAVIGNAC,
adjoint chargé des sports, de la vie associative et de la
sécurité publique