Les tribunes d’expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Date : 1er mai 2021

EXPRESSION DU GROUPE DES ÉLU.E.S ÉCOLOGISTES ET SOLIDAIRES

BUDGET MUNICIPAL 2021 : NOTRE POINT DE VUE

Après avoir débattu des grandes orientations budgétaires en février, nous avons analysé méthodiquement le budget 2021 proposé par la Majorité municipale.
Nous nous sommes abstenus sur le vote final pour plusieurs raisons.
D’abord, conscients qu’un budget doit être équilibré, nous partageons le constat que le désengagement continu de l’État par les gouvernements successifs pénalise les communes dans leurs capacités à mener des projets locaux (dotations divisées par 5 en 15 ans pour notre ville).
Aussi, nous approuvons le choix de ne pas augmenter les impôts locaux.
De la même manière, le recours à un endettement maîtrisé est à saluer afin de pouvoir continuer à investir et donc à répondre aux besoins des Cessonnaises et des Cessonnais.
La vente de notre patrimoine communal est en revanche contestable et contestée par de nombreux Cessonnais : maison de Dézerseul, bois de La Monniais. Dans ce dernier cas, le gain très faible pour l’avenir de la commune au regard de la recette, puisqu’on artificialise des sols et on détruit un bois, alors qu’une vision raisonnée et raisonnable de l’avenir serait de valoriser les espaces naturels au-delà de leur valeur marchande.

Concernant les dépenses, nous avons d’importantes divergences avec la majorité. En premier lieu, nous regrettons le refus dogmatique d’embaucher du personnel communal alors que le niveau de précarité dans certains services est important.
Nous trouvons par ailleurs l’ambition en matière de projets culturels trop timorée. Notre ville a besoin de diversifier ses manifestations culturelles vers les jeunes.
• Nous préconisons, comme c’est déjà le cas dans la plupart des communes de notre Métropole, la mise en place de la carte Sortir, ainsi que la mise en place d’un Festival dont les modalités seraient définies via une concertation citoyenne.

Si les investissements concernant les écoles et gymnases sont à saluer, d’autres dépenses nous questionnent, à l’instar de l’achat de dispositifs de vidéosurveillance par exemple (100 000 €) sans aucune étude sur leur efficacité.
Nous pensons que d’autres dépenses sont à privilégier comme, par exemple, la mise en place d’outils de production d’énergies vertes. À ce propos, en matièred’écologie, les projets actuels et la nécessité d’une vision sur du temps long manquent cruellement alors que le réchauffement climatique s’accélère.

Enfin, nous regrettons que rien n’ait été fait par la Majorité pour que les Cessonnaises et Cessonnais puissent suivre les Conseils Municipaux au regard de leurs enjeux d’intérêt général. Nous avons proposé la diffusion de nos débats en direct sur internet, Monsieur le Maire s’y refuse. Nous le déplorons.

Nos permanences hebdomadaires ont repris dans le strict respect des consignes sanitaires :
Retrouvez-nous les samedis 22 et 29 mai à 11h,au RDC du manoir de Bourgchevreuil.
Ce sera l’occasion d’échanger sur les décisions prises en Conseil Municipal.

Mail : elu.e.s-ecologistes-solidaires@ville-cesson-sevigne.fr
Facebook : @cessonecologiqueetsolidaire
Twitter : @Cessonsolidaire

EXPRESSION DE LA MAJORITÉ

LES INCOHÉRENCES DE L’OPPOSITION LORS DU VOTE DU BUDGET 2021

Malgré la crise sanitaire qui a impacté les finances de la Ville, nous avons présenté le 31 mars dernier un budget équilibré, avec des investissements conséquents, et qui ne nécessite pas d’augmenter les taux d’imposition communaux. Nous y sommes parvenus grâce aux efforts collectifs marqués, dans le sens d’économies de fonctionnement de la Ville. L’opposition nous rétorque que nous n’exploitons pas les marges de manoeuvre existantes, qu’il faudrait notamment embaucher à tout prix, quel qu’en soit le coût pour les contribuables cessonnais.
Cette posture de l’embauche à tout prix nous rappelle trop bien la logique qui a présidé au mandat 2008-2014, qui a abouti à un accroissement très fort des dépenses de personnel par des recrutements à tour de bras, modèle que nous ne reproduirons pas. Nous embaucherons pendant la mandature, mais selon une logique raisonnée et basée sur une gestion prévisionnelle des effectifs humains de la commune.
Le débat en conseil a également montré des divergences sur les ventes de biens communaux. L’opposition ne souhaite pas que la Ville vende ses biens, encore moins à des privés. Nous rappelons que la vente de biens communaux est un acte courant dans la gestion financière d’une Ville, qui a toujours été pratiqué dans les mandatures successives. Nous veillons en revanche, dans ces ventes, au devenir du patrimoine communal, sa préservation et sa valorisation futures.

Pour la première fois des membres de l’opposition s’abstiennent ou votent contre les subventions allouées à l’école Notre-Dame. Pour rappel : en mai 2001, une convention est signée à l’unanimité entre la Ville de Cesson Sévigné, l’école Notre-Dame et l’OGEC. En juin 2015 cette convention est renouvelée et précise que la Ville versera une aide à la restauration scolaire pour les élèves cessonnais bénéficiant de tarifs dégressifs. Cette aide permet à l’école de mieux accueillir les élèves dont les parents ont des difficultés financières.
Toujours votée à l’unanimité jusqu’à présent, deux membres de l’opposition se sont abstenus lors du dernier conseil municipal du 31 mars. De même, deux membres de l’opposition ont voté contre les aides exceptionnelles en matière d’informatique pédagogique tandis que les autres membres se sont abstenus. La liberté de choix de l’école est inscrite dans la loi française comme un principe fondamental.
Il est normal que chaque enfant scolarisé soit soutenu de la même façon, d’autant plus que les familles cessonnaises contribuent au financement de la Ville quel  que soit leur choix de scolarisation pour leurs enfants.

Lors du conseil municipal du 31 mars, l’attribution de subventions aux associations cessonnaises a été votée.
Le groupe de l’opposition estime que les associations culturelles sont défavorisées dans cette répartition. Nous avons la chance de compter plus de 120 associations dans notre commune, ce qui représente environ 14 000 adhérents.
55 associations « sport et loisirs » (70,82 % des adhérents), 32 associations « culture » (11,80 % des adhérents), 22 associations « sociales » (10,35 % des adhérents), 15 « éducation/jeunesse » (4,68 % des adhérents), 2 associations « divers » (2,34 % des adhérents).
Il est important de préciser que le calcul des subventions se fait sur la base de nombreux critères comme par exemple : le nombre d’adhérents, le nombre de Cessonnais, la présence ou non de salariés. Nous aidons également nos associations pour l’organisation de manifestations. La règle est la même pour toutes. À la fin de l’année 2020, nous avons pris soin d’échanger avec chaque président d’association, afin de prendre en compte leurs besoins respectifs. Nous avons été particulièrement, attentifs et vigilants aux associations ayant des salariés ou une trésorerie fragilisée par le contexte de la Covid. À noter également qu’une grande part de l’activité formation culturelle de la ville est municipale alors qu’une grande part de l’activité formation sportive est associative. Ce qui explique aussi la différence dans les subventions.