Les tribunes d’expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Date : 1er novembre 2018

EXPRESSION DES ÉLUS DE GAUCHE

LES HABITANTS NE COMPRENNENT PAS

En ces temps d’autosatisfaction, les bonnes nouvelles sont annoncées à grand renfort de propagande. Cela ne dupe personne.
– L’arrivée du métro à ViaSilva certes, mais au milieu des champs !
– L’installation de bureaux à ViaSilva certes, mais engagée depuis 2002 !

Le discours obsessionnel de la municipalité d’une meilleure gestion et d’un rythme plus raisonné restent à prouver pendant que les habitants se sentent malmenés, notamment les plus âgés qui vivent mal le décalage entre les mots et les actes. Nous interpellons ici la municipalité pour la résidence Beausoleil dont les résident.e.s, les représentant.e.s de parents de résidents de la Résidence
Beausoleil et les personnels constatent à leurs dépens :
– Non entretenus, les espaces verts extérieurs ne reflètent pas une commune qui communique sur sa 4e fleur.
– Promis, les travaux pour rendre accessible le patio aux fauteuils sont toujours en attente depuis 3 ans.
– L’installation du Wifi, outil déterminant pour optimiser le fonctionnement de l’EHPAD et pour rompre l’isolement est reporté chaque année.
– Pluri-annuel, le plan des travaux présentés avec fierté au CCAS et au conseil municipal n’est toujours pas enclenché.

Un silence assourdissant.
On connaît la ritournelle des arguments avancés par la municipalité pour atténuer la grogne et retarder : changement de personnel, moins d’argent, pas d’augmentation d’impôts. Mais ce discours de communication ne résiste pas à la réalité du budget excédentaire de la ville que notre groupe constate chaque année au moment de la présentation du budget (DOB) et lors des commissions où nous sommes présents.

Pourquoi ne pas utiliser ces excédents pour répondre à ces besoins ?

POLÉMIQUE INUTILE
La polémique que cherche à enclencher la municipalité (page 15, CIM n° 858, oct 2018) est en contradiction avec l’approbation de l’actuel maire et de sa 1ère adjointe qui ont voté favorablement le choix du Partenariat Public Privé (PPP) pour le renouvellement du parc d’éclairage public en 2012. Cette décision a été nourrie de nombreuses réunions publiques et de commissions communales. Faut-il rappeler que plusieurs mats d’éclairage sont tombés sur la chaussée du fait de leur état et qu’un rapport indépendant réalisé en 2010 qualifiait de vétustes plus de 50 % des 5067 lampadaires (dont 841 dangereux). En 2011, lors de l’appel à concurrence, aucun avis technique n’existait sur les éclairages par LED. Ce n’est que fin 2013 que l’ADEME (conférence Cluster Lumière, Lumiville) commence à fournir des éléments techniques. À ce jour, personne de dispose d’assez de recul pour mesurer la performance des LEDS ou leur impact sur la santé. Il aurait été alors bien imprudent de ne faire confiance qu’aux seules données de fabricants. La sécurité des habitants et un éclairage fiable pour tous furent donc les maîtres mots.

ÉLECTROSENSIBILITÉ (compteurs linky)
Selon la municipalité « le problème est derrière nous puisque tous les compteurs ou presque sont installés » (CM du 25 septembre). Qu’en pensent les personnes concernées par cette pathologie ?

Christian Anneix, Sylvie Marie-Scipion, Claude Gérard, Claudine David, Alain Thomas, Annie Séveno

NOUS RENCONTRER
– le 10 nov, Claudine David, salle du Pressoir (11h00-12h00)
– le 24 nov. Claude Gérard, salle du Pressoir (11h00-12h00)
– le 28 nov. A. Thomas, espace citoyen (18h00-19h00) pour Rennes Métropole
– le 1er déc. Annie Séveno, salle du Pressoir (11h00-12h00).

EXPRESSION DE LA MAJORITÉ

UNE POLITIQUE FONCIÈRE AU SERVICE DES CESSONNAIS

Face à la baisse des dotations aux collectivités territoriales, notre ville doit s’interroger sur la pertinence des biens faisant partie de son patrimoine immobilier. Depuis 2014, nous avons entrepris d’interroger l’utilité de l’ensemble des biens communaux : ont-il vocation à rendre un service à la population ? Rendent-ils efficacement ce service lorsqu’une mission leur est affectée ? Cette réflexion nous a amené à recenser les actions à engager en matière de gestion du parc immobilier communal. Cette action est d’autant plus importante que notre commune est appelée à croître compte tenu des projets d’urbanisation prévus (ViaSilva, Haut Grippé,…).
Chaque bien communal représente une charge pour le budget de la Ville puisque nous devons veiller à l’entretien de ces biens, et au besoin, à leur mise aux normes. S’y ajoute le paiement de la taxe foncière. Accumulées, ces dépenses pèsent sur les finances communales.
Depuis quatre ans, nous avons été amenés à céder plusieurs biens ou emprises foncières. Ces cessions ont répondu à plusieurs objectifs : réalisation de notre programme politique, réinvestissement du produit de ces ventes dans de nouveaux projets d’aménagements et dans les équipements municipaux, désendettement de la Ville et rationalisation du patrimoine communal.
À chacune de ces cessions, les candidats ont été tenus de répondre à un cahier des charges formalisant les exigences de la Ville. Il permet de réaliser des cessions en accord avec nos orientations politiques en matière d’aménagement et d’urbanisme et d’éviter toute spéculation. C’est cette méthode qui nous a conduit à céder l’ancienne gendarmerie, bâtiment devenu sans objet depuis le passage
en zone police de notre ville. Cette vente a rapporté 3,8 millions d’euros et a permis la réalisation d’une résidence senior et d’une maison médicale aujourd’hui en cours de construction.
De la même manière, plusieurs terrains de la rue des Buttes ont été attribués à l’entreprise IDEC afin d’y édifier son siège social. La qualité architecturale de cet ensemble est unanimement saluée et permet de conforter notre commune comme un territoire favorable à l’accueil des entreprises.

Ces attributions ont fortement participé à l’important programme de rénovation des bâtiments communaux (sans augmentation de la taxe d’habitation ni de la taxe foncière !).
D’ici 2020, cette politique foncière se prolongera par la cession du 49, boulevard de Dézerseul (sur la base de loisirs). Ces deux maisons en pierre n’ont à ce jour plus d’affectation et elles ne peuvent répondre aux exigences d’un service public moderne. Le lancement de cette cession est prévu d’ici la fin de l’année.
Enfin, nous entamons une réflexion sur le devenir du manoir de la Monniais. Les caractéristiques de bâti rendent sa transformation en équipement public complexe, si tant est que le besoin soit avéré. Parce qu’il fait partie des biens remarquables du patrimoine communal, nous avons lancé un appel d’offres pour une étude d’urbanisme architecture englobant le manoir et son parc.
Cette étude donnera lieu à l’élaboration d’un cahier des charges devant protéger la composition d’ensemble et les caractéristiques historiques et naturelles du site. Une présentation publique du projet sera faite d’ici la fin du premier semestre 2019.

Résidence Beausoleil
La subvention de la Ville pour les travaux visant l’amélioration du confort des résidents et du personnel ainsi que les mises aux normes est maintenue. Elle sera reconduite jusqu’à ce que les travaux soient effectués. La ville abonde à hauteur de 50 % de leur coût.
Dès 2019, débuteront les travaux de rénovation et d’accessibilité du patio de la résidence.
Les services techniques vont consacrer plus d’heures aux espaces verts de la résidence Beausoleil car ils sont déchargés par ailleurs de certaines tâches.
Concernant l’ensemble des sujets dont l’informatique, nous avons un problème de ressources. La baisse des dotations a entraîné une réduction de personnel. Nous programmons un calendrier en fonction des besoins et de la disponibilité des personnels.
Plus d’informations le mois prochain.