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jeudi 1 juillet

Viasilva 2040



Une première action fondatrice de la future Eco-Cité...


LA VILLE ACQUIERT L’ESPACE AGRO-NATUREL DE LA « GRANDE ISLE »

Après le foncier de la ZAC Les Pierrins en cours d’acquisition, la Ville de Cesson donne à nouveau le ton et s’engage résolument dans la préparation de l’avènement de la future écocité qui va se bâtir d’ici 40 ans dans l’intrarocade cessonnais.


Une des premières actions fondatrices de la nouvelle cité sera ainsi à mettre à l’actif de la mairie de Cesson qui vient de négocier avec la SAFER Bretagne l’acquisition de la « Grande Isle », un parcellaire de plus de 5 hectares dans la boucle de la Vallée de la Vilaine.

En bordure de la rocade Est et de la Porte de Tizé, cette acquisition est destinée à constituer, à l’Est de l’écocité, un parc agro-naturel, en correspondance avec le plan de départ dessiné par l’urbaniste Christian Devillers.

Un écosystème à valoriser

Le site ne manque pas de charme. Entouré par deux bras de la Vilaine, d’où l’appellation toponymique de la Grande Isle, il est accessible par un ponceau et un gué à partir de chemins piétons depuis le village de la Valette, côté Cesson et du Pâtis du Moulinet, côté Thorigné.

Plusieurs centaines de pommiers plantés il y a une quinzaine d’années (de variété « Petit jaune » et « Judeline »pour les connaisseurs) occupent la plus grande partie du site, lui-même séparé en deux par un troisième bras de Vilaine.

De larges allées avec quelques clairières permettent une ballade agréable autour de la Grande Isle. Mais laissé à l’abandon quelques années après la réalisation de la rocade Est, le foncier doit être défriché et remis en valeur. Il y a là matière à organiser, par exemple, un chantier d’insertion.

Contrôle des crues… et du marché foncier

Au plan patrimonial et environnemental l’acquisition de ce tènement dans l’intrarocade cessonnais diversifie logiquement l’intervention foncière communale dans le secteur de la boucle de la Vilaine. Il importe notamment que la Ville puisse conserver des champs d’expansion des crues de la rivière dans cet endroit.

Par ailleurs, le prix d’achat à la SAFER à 0,48 €/m² référence le niveau du marché foncier rural dans le cadrant Nord cessonnais.

Il est important que l’action foncière publique démarre sur ces bases de prix pour la suite des acquisitions dans l’intrarocade.

La création au 19 avril dernier d’un périmètre de zone d’aménagement différé permettra sur 336 ha l’exercice du droit de préemption sur toutes cessions, confortant l’action foncière publique.

« Cette acquisition contribue à fixer le marché foncier et est de nature à dissuader des surenchères spéculatives sur les 500 hectares dont la collectivité publique devra se rendre propriétaire pour édifier la future écocité », commente M. Daniel MONNIER, Adjoint à l’Urbanisme et à l’habitat.

Un terroir avec une histoire… et une autre à écrire

Certains se rappelleront qu’à proximité de ce site, se dressait au siècle dernier (qui n’est pas si loin) l’ancien moulin de Guenoux.
En ruine, il fut démoli par la DDE pour l’aménagement du pont autoroutier sur la Rocade Est afin de franchir la Vilaine (1998/1999).

Avec cette évocation, le souvenir du terroir ancien cessonnais ressurgit et donne des racines aux ailes de la future écocité… et sur plus de 400 hectares l’intrarocade est loin d’être une « morne plaine ».

Il y a 2000 ans des légions romaines y passaient déjà sur la via qui traverse le site et qui menait de Condate (Rennes) à Augustodurum (Bayeux). Cette voie romaine fut d’ailleurs utilisée jusqu’au XVIIIe siècle comme route royale de Rennes à Fougères sous le nom «d’ancien grand chemin» avant les travaux routiers ordonnés par le Duc d’Aiguillon. (source : Bulletin Tome 1 2003/2004 de Cesson Mémoire et Patrimoine).

Le terroir peut encore se rappeler aux bâtisseurs car « tout change, sauf la géographie », soulignait l’urbaniste C. Devillers, dans sa présentation de la ville de demain.

« La résurrection du passé local donne sa couleur et sa force à l’histoire » écrivait le célèbre historien français MICHELET…

La ville de Cesson-Sévigné vient d’ouvrir une des premières pages de celle de Viasilva 2040 : le début de sa fondation, c’est-à-dire son ancrage dans le sol.



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