Les tribunes d’expression politique

En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.

Date : 1er juillet 2017

EXPRESSION DES ÉLUS DE GAUCHE

LES TARIFS MUNICIPAUX + 7,4 % D’AUGMENTATION DEPUIS 2015

Sylvie Marie-Scipion, Alain Thomas, Claudine David, Claude Gérard, Annie Séveno, Christian Anneix.

La note commence à être salée pour les Cessonnais qui fréquentent la restauration scolaire, les activités périscolaires, les écoles municipales d’arts ou encore les autres services d’intérêt général. Chaque année les tarifs municipaux sont présentés au vote du conseil municipal.
En 2017/2018, les tarifs augmenteront globalement de 2,2 % alors que l’inflation est de 0,11 % en 2016. Cette différence est choquante et d’autant plus anormale que le budget 2017 prévoit un excédent sans précédent de 4500000 € sans aucune proposition d’investissements que nous avions pourtant sollicités : la Mapad et la salle de sport Beausoleil.
Cette hausse aurait pu, peut-être, se justifier suite à un bilan de l’impact financier qui peut en résulter. Or, il nous a été répondu en commission que cette étude d’impact financier n’avait pas été réalisée.

+ 7,4 % sans amélioration de service depuis 2015 et dans un contexte de très faible inflation :
– en 2015, augmentation de 3 % (inflation 0 %)
– en 2016, elle est de 2 % (inflation 0,11 %)
– en 2017, elle sera de 2,2 % (proche de 0 %)
Rem. Nos augmentations ont toujours été alignées au niveau de l’inflation élevée (+ 2 à + 3 %) entre 2008 et 2014.

Qui du contribuable ou de l’usager, doit payer le service ?
La bonne réponse se situe, comme souvent, dans l’entredeux sauf à vouloir vivre dans une société qui ne fait plus de différence entre le consommateur et le citoyen. C’est précisément ici que se situe, sans doute, notre différence
de conception du vivre ensemble avec l’équipe municipale en place qui a promis durant sa campagne électorale de ne pas augmenter les taux de l’impôt pour le contribuable mais qui fait payer l’usager par l’augmentation des tarifs.
Avec ce fonctionnement, l’accès des plus modestes aux écoles de musique, de danse et de dessin va se réduire au détriment de l’intérêt général qui est de favoriser le plus de services pour tous pour une société plus apaisée.
En effet, les plafonds des tranches du quotient familial restent inchangés au détriment des foyers les plus modestes qui seront doublement pénalisés ; nous pensons évidemment à la restauration scolaire et aux activités périscolaires.
Le choix politique de la municipalité laisse planer l’idée que l’impôt n’est pas destiné à l’intérêt général alors que nous pensons, au contraire, que l’impôt constitue la manière la plus juste de répartir la solidarité et l’accès aux services, pour tous, à chaque étape de la vie.

Les arts plastiques sous la houlette des finances
Les amateurs de culture seront lourdement pénalisés avec 5 % d’augmentation pour toute la filière d’arts plastiques. Une aberration quand on sait que le dessin est le premier enseignement après l’écriture pour l’accès à la culture.

Nous avons voté CONTRE l’augmentation de ces tarifs qui ne peut se justifier au regard de l’inflation proche de zéro, et encore moins, avec le budget excédentaire qui nous a été présenté.

Des paroles et des actes …
Lors de la réunion publique du 16 mai 2017, sur l’étude urbaine du centre ville, le Maire et son Adjoint à l’urbanisme réaffirment que Cesson-Sévigné n’a pas un besoin pressant de logements et que les projets qui seront mis en oeuvre seront d’une densité très modérée.
À côté, le Maire engage sa signature pour la construction de 315 logements annuel dans le Plan Local de l’Habitat de la métropole (2018-2020). Les derniers permis de construire délivrés par M. le Maire attestent de densités supérieures aux opérations jadis fustigées par l’opposition de droite :
– au 44 cours de la Vilaine : 12 logements sur 487 m² soit 246 logements à l’hectare
– au 7 mail de Bourgchevreuil : 17 logements sur 690 m2 soit 246 logements à l’hectare.

Avant de vous revoir lors de nos permanences, nous vous souhaitons un bel été !
Rendez-vous salle du Pressoir (proche du centre loisirs) de 11h00-12h00, le 23 septembre, Claudine David.
N’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante :
groupe.elu-e-s.gauche@ville-cesson-sevigne.fr

EXPRESSION DE L’OPPOSITION DE DROITE

Article refusé par le directeur de la publication car ne respectant pas le règlement intérieur du Conseil municipal.

EXPRESSION DE LA MAJORITÉ

CONTRE LA DÉSINFORMATION, LA PAROLE DE LA MAJORITÉ

Pour 2017/2018 le taux d’actualisation des tarifs est de 2,2 %, calqué sur la hausse des dépenses réelles de fonctionnement estimée entre le budget 2017 et le réalisé 2016.
En 2017 l’inflation estimée pour la France est de 1,3 % contre 0,3 % en 2016(données OCDE). Les dépenses de fonctionnement de la commune augmentent plus que l’inflation, car la masse salariale représentant 63 % de ces dépenses, augmente fortement du fait des réformes initiées par l’ancien gouvernement (revalorisation du point d’indice, réforme des grilles indiciaires et du régime des primes). De plus les dotations versées par l’état à la commune diminuent plus que ce qui avait été annoncé par le gouvernement au moment de l’élaboration du budget.
L’essentiel du coût des services payants proposés à la population provient des frais de personnel, dans un contexte où les dotations baissent, où les missions confiées aux communes par l’État augmentent sans que les coûts soient totalement compensés, il est nécessaire d’augmenter les tarifs. Ceux-ci restent pour la plupart en-dessous de ceux pratiqués ailleurs et nous ne répercutons pas toujours la hausse des coûts comme pour les repas à la cantine : la qualité est meilleure (+ de bio, des circuits courts), sans répercussion dans le prix du repas de la totalité de la hausse du coût réel pour la commune.
Pour les écoles d’arts une actualisation plus juste entre les tarifs de la danse et des arts plastiques est apparue nécessaire, le coût des professeurs en cours collectif étant le même. Aucune augmentation pour toute la filière danse 1h30. Pour les arts plastiques si les tarifs sont augmentés, ils restent les moins chers de la région et les fournitures sont comprises. La grille de 9 tarifs dégressifs perdure. L’augmentation est de 3,52 € par trimestre pour des cours d’1h30/semaine pour la tranche haute et de 1,06 € pour la tranche basse.
Enfin l’opposition crie aux loups mais de 2009 à 2013, les tarifs de la musique, danse et arts plastiques ont augmenté en moyenne de 2,1 % par an alors que l’inflation sur la même période aura été en moyenne de 1,3 % par an.
Dans le domaine des investissements à venir : les choix de la MAPAD et de la salle de sport Beausoleil sont ceux que nous, majorité avons décidé de programmer au cours de ce mandat.

Urbanisme : Quand l’opposition à court d’arguments, déforme nos propos… ou désinforme !
Lors de la réunion du 16 juin, nous n’avons nullement affirmé que Cesson-Sévigné n’avait pas besoin de construire de logements. Nous avons indiqué qu’en raison des projets à venir, nous n’avions pas besoin de projets supplémentaires pour remplir notre PLH (249 logements/an entre 2014 et 2020). Quant aux toutes dernières opérations autorisées, elles concernent des collectifs comprenant un très petit nombre de logements. La densité est une donnée qui « fait sens » lorsqu’elle est appréhendée non pas à l’échelle d’un projet mais à l’ensemble d’une zone. Une densité trop forte sur un grand secteur (ex : le long de la rue de Rennes, 200 logements à l’ha ; près de 2000 logements… oeuvre de l’actuelle opposition) abaisse la qualité de vie… Ce n’est pas notre conception de l’aménagement du territoire cessonnais pour les décennies à venir, ce que nous avons aussi réaffirmé le 16 mai. Nous conseillons à l’opposition d’écouter plus attentivement lors des réunions publiques !

Françoise Gobaille, Annie Lecué, Annick Rocca, François-Éric Godefroy.